Il existe bien des actions artistiques qui ne m’ont menée nulle part, et autant d’autres qui m’ont purement menée sur des chemins de perdition. Je ne me souviens pas à quelle occasion mais il y a eu un déclic, et sans savoir vraiment pourquoi c’était nécessaire, tout comme l’est dessiner ou écrire un truc ou bien encore déplacer les meubles, cela fait maintenant plusieurs mois que je détruis systématiquement certaines vieilleries. Sont visées pas seulement des poteries ébréchées et autres bibelots inutiles gardés au cas ou, mais plutôt et surtout des artefacts personnels. Je m’acharne donc avec détachement sur ce qui fait ressurgir des moments douloureux tels que sont les espaces vides de vie, du temps non vécu, qui s’étaient matérialisés dans des images et objets. Le temps que je consacre à les détruire est passage vers un espace nouvellement conquis que je peux désormais nourrir de désirs.(…) Texte en construction
